Oliviers de Corfou. Coucher de soleil à Agios Gordios.
- il y a 19 heures
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Pour moi, les oliviers de Corfou ne sont pas un paysage. Ils sont une sensation à laquelle je reviens sans cesse.
Je les ai vus sous différents angles. Le matin – calmes, presque transparents, lorsque la lumière filtre à travers le feuillage sans s'attarder. L'après-midi – denses, majestueux, lorsque l'ombre qu'ils projettent devient le seul havre de paix. Mais surtout – au coucher du soleil.
À Agios Gordios, le soleil se couche lentement. Il ne tombe pas, ne se brise pas – il semble se déployer dans le temps. D'abord, l'air change. Puis, la couleur de la mer. Et seulement ensuite, les oliviers.
Leurs feuilles commencent à capter la lumière. Argentées, chaudes, vivantes. Chaque souffle du vent modifie leur teinte, et on dirait que les arbres respirent au rythme de la mer.
À cet instant, ils se transforment. Ni austères, ni retenus – doux. Presque rayonnants de l'intérieur.
J'aimais m'arrêter et simplement les contempler. Non pas pour me souvenir, mais pour être là. Par des soirées comme celle-ci, je n'avais envie de rien enregistrer, de rien expliquer, de rien ajouter.
Les oliviers d'Agios Gordios ne réclament aucune attention. Ils accueillent la lumière avec autant de sérénité que la pluie, la chaleur et le silence. Sans résistance. Sans attente.
Et c'est peut-être là précisément leur force. Ils ne changent pas – seule la lumière autour d'eux change. Mais eux, ils demeurent.
Parfois, je me dis que c'est près de ces arbres que j'ai pour la première fois compris ce qu'est la stabilité sans rigidité. Le calme sans indifférence. La beauté sans désir d'être vue.
Les couchers de soleil à Agios Gordios s'égrènent. La lumière décline. La mer s'assombrit. Mais les oliviers restent.
Et l'on repart avec le sentiment qu'en soi aussi, quelque chose a trouvé sa place.
Corfou : Randonnée à travers les oliveraies, les villages, coucher de soleil avec une pause baignade.




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